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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 06:31



La crise secoue bien évidemment toute l'Europe. En Allemagne, le parti d'Oskar Lafontaine, le Die Linke avance. Ce n'est pas le fruit du hasard. Les thèses qu'il défend trouvent leur confirmation dans la crise financière actuelle.


L'exemple politique  allemand est à suivre de près et doit faire réfléchir les militants socialistes à quelques jours de leur vote, et la gauche dans son ensemble avant les congrès du PC et plus tard de NPA, sans oublier les VERTS.


A suivre.


DH



Allemagne : L'ultragauche pavoise, ou la dictature du monétariat n'est pas mieux que celle du prolétariat par Oskar Lafontaine du Die Linke... (*)


« L'homme le plus dangereux d'Europe » exulte. Baptisé ainsi par le tabloïd britannique The Sun pour ses idées dangereusement socialistes, Oskar Lafontaine, ex-social-démocrate reconverti en leader de la   gauche anticapitaliste allemande, n'aurait jamais pensé recevoir le renfort du conservateur Sarkozy. C'est pourtant chose faite. En proposant la nationalisation partielle d'entreprises industrielles européennes, le président français légitime les idées défendues depuis longtemps par Lafontaine. Tout comme l'actuelle politique d'Angola Merkel. Parmi les personnalités politiques de gauche qui applaudissent le retour inattendu et forcé de l'Etat dans la sphère économique, le Napoléon de la Sarre est sans nul doute au premier rang. Et il le crie haut et fort sur tous les plateaux de télévision d'Allemagne : « La dictature du "monétariat" n'est pas mieux que celle du prolétariat», assène celui qui veut envoyer les banquiers irresponsables en prison.


Depuis des années, Lafontaine voue le système financier mondial aux gémonies, demande l'interdiction de « l'économie de la spéculation », la nationalisation de l'énergie, de la poste ou des transports, et l'assèchement des paradis fiscaux. Il prône un programme de relance de 70 milliards d'euros pour « aider le peuple ».


Aujourd'hui, ô bonheur, tout ou partie de ses revendications sont allègrement reprises par ses adversaires conservateurs (CDU) et sociaux-démocrates (SPD) actuellement au pouvoir. Stratège de premier ordre, Lafontaine ne se contente donc pas de savourer ce qu'il présente comme une légitimation tardive. Il en rajoute une louche : « Personne ne peut légalement amasser plusieurs milliards d'euros dans sa vie. Les immenses fortunes de nombreuses entreprises familiales sont le résultat d'une dépossession continue des salariés. Il faut donc redistribuer ces richesses à leurs vrais possesseurs, les travailleurs ! » A la base, le discours d'Oskar Lafontaine est reçu cinq sur cinq, et pas seulement par les déçus de la social-démocratie.


Même les enquêtes d'opinion les plus conservatrices attestent un succès croissant des thèses de l'ancien ministre des Finances de Gerhard Schroder. Entré au Parlement avec 8,6 % des voix en 2005 ' Die Linke' le parti de Lafontaine, est aujourd'hui bien installé dans les sondages : autour de 13 % , tendance à la hausse.


Cri de panique d'un député SPD : « Si la crise relance le chômage dans les mois qui viennent, Lafontaine peut même espérer faire entre 15 et 20  % aux prochaines élections. Ce serait un bouleversement politique »...


(*) Journal Marianne / 25 au 31 octobre 2008




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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008