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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 06:18


On a tendance en France à considérer les pays d'Amérique du Sud comme de petits pays, pour ne pas dire plus... Pourtant, ils ont à nous apprendre à nous les pays dits civilisés...

 

J'ai trouvé cet article dans l'Humanité du samedi 27 septembre 2008. A l'heure où l'on se gargarise parfois de démocratie participative, nos amis Equatoriens nous donnent une belle leçon de démocratie !

 

Qui plus au-delà de la forme, les équatoriens, rejettent le néolibéralisme. Est-ce moderne ou archaïque d'inscrire dans une constitution élaborée par les citoyens le rejet du néolibéralisme ?

 

Cela devrait faire réfléchir tous les camarades de gauche et particulièrement du PS, à quelques semaines du congrès de Reims...

 

DH

 



Révolution citoyenne à l'équatorienne

 

Équateur . Référendum sur la nouvelle constitution demain. Le texte fondamental comprend des droits nouveaux pour la population, le rejet du néolibéralisme et la réaffirmation du rôle de l'État.



La campagne pour l'adoption d'une nouvelle Constitution en Équateur s'est achevée jeudi soir à Guayaquil, où le président Rafael Correa a appelé ses partisans à en finir avec le capitalisme « vorace ». Le projet constitutionnel, soumis à référendum demain, a pour but de défendre « une politique économique souveraine (...) qui ne tolère les abus d'aucune multinationale, quelle que soit son importance », a-t-il dit devant une foule qui agitait les drapeaux favorables au « Oui, mille fois oui », le slogan de sa campagne.


Approuvé par l'Assemblée constituante, ce long texte de 444 articles et 30 « dispositions transitoires » est le fruit de huit mois de travaux, de forums citoyens. Il va bien au-delà du constitutionnalisme « classique » basé sur la définition et la répartition des pouvoirs et des droits. Première caractéristique : une extension sans précédent des droits individuels et collectifs de la personne, du travailleur, des communautés indiennes et afro-équatoriennes. Parmi eux : le droit de vote (obligatoire de dix-huit à soixante-cinq ans, facultatif à partir de seize ans, étendu aux étrangers après cinq ans de résidence légale) et les droits de proposition (loi et référendum d'initiative populaire), de contrôle des projets publics (de la conception à la réalisation), de révocation des élus et hauts fonctionnaires. La représentation paritaire homme-femme devient la règle dans la fonction publique et les candidatures politiques. Pour chacun de ces droits, des dispositifs concrets sont prévus avec, notamment, la création d'un Conseil de participation citoyenne et de contrôle social.


Deuxième caractéristique du texte fondamental : le rejet du néolibéralisme et la réaffirmation du rôle de l'État. À l'« économie sociale de marché » prônée par la constitution de 1998, le nouveau projet substitue une « économie solidaire et sociale, associative et communautaire », alliant secteurs privé, public (dans les « secteurs stratégiques » : eau, énergie, transports, hydrocarbures, biodiversité), mixte, coopératif et associatif. Quel que soit le type de propriété, la constitution rend obligatoire une « gestion participative, transparente et efficace. » Enfin, la dette publique fait l'objet de trois articles précis qui la mettent sous « contrôle populaire ».


Si elle est approuvée, la nouvelle Constitution, qui a la faveur des sondages, tirera donc un trait sur tout le vieil édifice institutionnel de l'oligarchie équatorienne. Elle refondera l'État sur les bases d'une révolution citoyenne, dont la portée va bien au-delà des frontières du pays.


Toutes les forces conservatrices et réactionnaires - l'archevêque Antonio Arrreguy, le maire social-chrétien de Guayaquil Jaime Nebot, l'ancien président Gutierrez -, relayés par des médias (tous aux mains des grands groupes privés), ont donc tenu depuis des semaines un discours apocalyptique.


Mais de l'autre côté, les forces favorables : Acuerdo Pais, Pachakutik, MPD (ex-maoïstes), confédérations indiennes et organisations sociales se sont fortement mobilisées.


Ce 28 septembre, l'Équateur peut être le premier exemple sud-américain de récupération de la fonction sociale de l'État de droit et de démantèlement du modèle néolibéral par la voie constitutionnelle.


Paul Euzière.


A l'heure où j'écris ces lignes, Le projet de nouvelle Constitution équatorienne proposé par le président socialiste Rafael Correa a été approuvé par 64% des voix au référendum de dimanche, selon des résultats officiels portant sur 80% des suffrages, publiés lundi par le Tribunal électoral suprême.

 

D'après ces résultats, le "oui" a obtenu 64%, le "non" 28%, 7% des suffrages étaient nuls et 0,7% étaient des votes blancs.Pour que le projet de Constitution soit adopté, il devait obtenir la moitié des suffrages plus un.


afp | 29.09.2008 | 18:44

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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mansano richard 30/09/2008 10:58

salut Didier,en EQUATEUR 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté,donc cette constitution avait de grandes chances de passer.avec cette constitution ils ont marqué les bases des fondations de la maison mais le plus dur reste a faire pour pouvoir vivre dans cette maison.en EQUATEUR les fonctionnaires n'ont pas le droit d'etre syndiqué ni de faire greve, tu devrais proposer cela a nos fonctionnaires !!!il ne peut y avoir qu'un seul syndicat dans une entreprise,politique du syndicat unique majoritaire.il faut au moins 30 employés pour organiser  un syndicat dans l'entreprise.60 % des entreprises ont moins de 30 employés donc exclus du droit syndicalsouvent dans ces pays d'amérique du sud les gouvernements de droite comme de gauche ne supportent pas la contradiction et deviennent des gouvernements autoritaires,totalitaires et corrompus.j'aimerais connaitre dans le détail le systeme de sécurité sociale et de retraite dans ce pays .il n'y a pas ou trés peu d'hopitaux publics,c'est géré par le privé donc si tu es pauvre et malade tu es mal.peut etre que dans l'avenir ce pays deviendra un nouvel eldorado pour nos retraités qui ne pourront plus vivre en france a cause du pouvoir d'achat.A+Richard Mansano

Didier HACQUART 30/09/2008 18:45


Ce que je voulais dire, c'est que les pays d'Amérique du Sud ont aussi à nous apporter, à nous euopéens qui nous sentons "parfois" supérieurs. En fait, je me rappelle les propos de camarades
socialistes qui défendent la démocratie participative et qui s'opposent à un référundum sur le TCE, par exemple, car "le peuple se trompe"...

C'est vrai que tout n'est pas parfait loin de là dans ces pays. Ceci dit ils essayent "autre chose"... Le système capoitaliste qui régit nos sociétés "dites avancées" montrent ses limites ces
derniers temps...

A+ Didier