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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 06:11

Le samedi j'ai l'habitude d'acheter et de lire le journal l'Humanité. Personne n'est parfait me diront certains ! Au-delà de cela, il y a très souvent de bons articles de fond. Je ne l'achète pas tous les jours, car sur le reste, c'est un peu trop toujours la pub du PC et de la CGT., mais c'est une autre histoire.


C'était le cas samedi dernier, à propos de ce qui se passe en Bolivie, dont on nous explique très peu de choses, si ce n'est pour caricaturer les propos du voisin d'Evo Morales, le vénézuélien Hugo Chavez.


Les analyses de Bruno ODENT et Bernard DURAUD sont tout à fait explicatifs. Cela me rappelle le livre de Naomi KLEIN, « la stratégie du choc ».


Bonne réflexion...


DH


La stratégie de la tension de Washington

 

Comme dans le Caucase, l'administration républicaine joue l'instabilité et la confrontation en instaurant un climat de peur favorable au candidat McCain.


Washington semble avoir décidé de passer à un nouveau stade dans le bras de fer qui l'oppose à une bonne partie de cette Amérique latine qui a viré à gauche dans la dernière période. Plutôt contraint à faire profil bas, après une première tentative avortée de déstabilisation du Venezuela de Hugo Chavez en avril 2002, Washington semble à nouveau déterminé à investir ce terrain. Les signes s'accumulent : retour d'un discours musclé à l'encontre du Venezuela, étrange tentative de coup d'État dévoilée par le tout nouveau président de gauche du Paraguay, début septembre, et surtout, révélé par la crise d'aujourd'hui, un appui quasi ostensible depuis des semaines aux sécessionnistes des régions riches de l'ultra droite bolivienne.


Cette démarche s'inscrit dans une stratégie qui vise à raviver toutes les tensions internationales au fur et à mesure que s'approche l'échéance de la présidentielle états-unienne du 4 novembre. On en retrouve aussi la marque dans l'aggravation de la confrontation entre Washington et Moscou dans le Caucase sur fond de crise géorgienne ; crise dans laquelle on commence à mesurer l'implication des États-Unis, soutien du président Saakachvili qui s'est cru autorisé à attaquer l'Ossétie du Sud.


En jouant cette carte, extrêmement périlleuse puisqu'elle provoque des cliquetis d'armes dans les eaux des Caraïbes et en mer Noire, l'administration républicaine cherche à booster le soldat McCain. L'instauration d'un climat de peur à l'égard d'un monde devenant plus instable et dangereux, est en effet a priori favorable à l'ancien « héros » de la guerre du Vietnam qui ne manque pas une occasion pour se présenter aux électeurs comme le seul vrai « commandant en chef », capable d'assurer le leadership et la sécurité des États-Unis.


La première grande interview donné jeudi soir par Sarah Palin, la colistière de McCain, confirme combien cette stratégie de la tension constitue l'une des pièces essentielles de la campagne du parti de l'éléphant. La candidate à la vice-présidence s'est voulue dure et implacable face à ceux qui sont, à ses yeux, des fauteurs d'insécurité. Plaidant pour l'intégration de la Géorgie et de l'Ukraine dans l'OTAN, elle est ainsi allée jusqu'à envisager puis justifier une confrontation directe avec Moscou. « Peut-être le faudra-t-il, a-t-elle souligné avant d'ajouter : je veux dire qu'il existe un accord au sein de l'OTAN, si un autre pays membre est attaqué, il faut s'attendre à être mobilisé. »


Bruno Odent  (Article paru le 13 septembre 2008)


L'offensive anti-Morales s'intensifie

 

Bolivie . Les confrontations provoquées par les opposants au président de gauche ont fait huit morts. En signe de solidarité avec son allié bolivien, Hugo Chavez renvoie à son tour l'ambassadeur américain.


Les violences ont fait au moins huit morts jeudi au cours de manifestations antigouvernementales, alors que les tensions diplomatiques des pays de la région avec Washington sont montées d'un cran. Les États-Unis ont en effet ordonné l'expulsion de l'ambassadeur de Bolivie en représailles à la décision du président Morales de déclarer persona non grata Philip Goldberg, le représentant américain à La Paz, accusé d'alimenter la stratégie de la confrontation des régions séparatistes dites de la « demi-lune » contre son gouvernement.


MENACE DE GUERRE CIVILE


Dans la province amazonienne de Pando, sept agriculteurs et un employé du gouvernement régional ont été abattus. « Nous parlons là d'un vrai massacre et le responsable est le gouverneur du Pando », a déclaré le vice-ministre des Mouvements sociaux, Sacha Llorenti. Depuis quatre jours, des affrontements et des manifestations sporadiques se poursuivent dans cinq régions (Santa Cruz, Tarija au sud, Beni et Pando et Chuquisaca) qui détiennent l'essentiel des richesses du pays (hydrocarbures, agriculture). Ils sont l'œuvre de groupes et de commandos d'extrême droite organisés, comme l'UJC (Union Juvenil Crucenista). Dans plusieurs régions, ces manifestants se sont emparés de bâtiments des douanes, des impôts, de centraux téléphoniques ou même d'aéroports. Des manifestants ont aussi interrompu partiellement la fourniture de gaz naturel au Brésil et à l'Argentine, les pays voisins, en fermant les vannes d'un gazoduc et en provoquant une explosion dans une station de pompage.


Face à cette dangereuse - escalade, le chef de l'État bolivien a averti l'opposition que « la patience avait des limites », tandis que le gouvernement dénonçait une « menace de guerre civile » de la part de « groupes fascistes », particulièrement à Santa Cruz, capitale économique du pays et fer de lance de l'opposition à Evo Morales. Ce qui n'était au départ qu'une violente réaction de l'élite blanche et métis à un gouvernement qui entend donner au peuple bolivien la maîtrise de ses ressources naturelles, l'accès à une nouvelle démocratie et la reconnaissance des droits des Indiens formant la majorité du pays s'est transformé en un conflit fomenté par l'oligarchie et les gouverneurs des régions les plus riches. Cette stratégie de la confrontation-séparation fait écho au coup d'État contre Chavez en 2002 ou au lock-out pétrolier quelque mois plus tard. Elle est pilotée par les États-Unis par l'entremise de l'ambassadeur Goldberg. Le scénario est écrit pour renverser le gouvernement d'Evo Morales. À travers lui et la revendication des séparations régionales, la droite et l'oligarchie ne veulent rien céder de leurs richesses ni de leurs pouvoirs aux Indiens de l'Ouest andin.


Lors d'un meeting dans la capitale vénézuélienne, Hugo Chavez a exprimé sa solidarité avec son allié bolivien et a - ordonné à l'expulsion sous soixante-douze heures de « l'ambassadeur yankee à Caracas » et le rappel de l'ambassadeur vénézuélien à Washington. Il a en outre mis en garde la Maison-Blanche contre une éventuelle intervention militaire dans la région, soulignant dans un style sans précaution qu'il priverait alors le peuple américain de son pétrole : « Allez au diable yankees de merde ! (...) Allez vous faire voir 100 fois. Ici nous sommes les fils de Bolivar (...) Nous voulons être libres quoi qu'il se passe et quel qu'en soit le coût. » Il a également affirmé que la présence de deux bombardiers russes sur son territoire constituait un avertissement à Washington.


Loin d'avoir résolu le conflit, les résultats des référendums révocatoires du 10 août - confortant à la fois Evo Morales et les gouverneurs séparatistes - ont eu pour conséquence d'accentuer la polarisation politique. C'est dans ce contexte que le président brésilien Luiz - Inacio Lula a téléphoné à Evo Morales pour l'encourager au dialogue tandis qu'une délégation de représentants argentins, brésiliens et colombiens doit se rendre à La Paz pour jouer un rôle de médiation. C'est sur ce même registre que l'Union européenne a condamné les actes de violence, notamment ceux commis contre les projets de coopération et institutions relevant de pays de l'UE, et a appelé « toutes les parties » à favoriser la mise en place d'un « dialogue constructif ».


Bernard Duraud (Article paru le 13 septembre 2008)


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste