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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 06:30

Et si l'Irlande dit NON au Traité de Lisbonne ?



Les Irlandais doivent voter le 22 juin pour approuver ou non le traité de Lisbonne. Contrairement à la France, les irlandais se prononceront par les urnes. Il faut se rappeler qu'en France, la démocratie a été bafouée. Le Traité de Lisbonne, n'est en fait que le Traité sur la Constitution Européenne rejeté en 2005 par une majorité de Français.


Nicolas Sarkozy n'a pas pris le risque de le représenter aux français et a préféré avec la complicité d'une partie de la gauche , se passer d'un référendum.


Il est « amusant » de voir les médias monter au créneau et dénoncer le vote des irlandais, d'autant que le NON gagne du terrain....


Les biens pensants du OUI dans les medias, fustigent en effet à nouveau les tenants du NON comme en 2005. C'est hallucinant et manifestement, ils n'ont toujours pas compris le vote des français en 2005... La panique règne dans les états-majors, car un Non irlandais pourrait remettre en cause le traité de Lisbonne...


 Et alors ? Quand comprendront -ils que ce n'est pas de cette Europe que veulent les citoyens ?


Je joins à cette note, le communiqué de Jean-Luc Mélenchon et la lettre de Marie-Noëlle LIENEMANN au Irlandais.



DH



Communiqué de presse de Jean-Luc Mélenchon,
sénateur de l'Essonne, membre du Bureau national du PS


"Si les Irlandais votent Non au traité de Lisbonne ils vengeront notre peuple de la forfaiture de Nicolas Sarkozy et de la trahison des parlementaires socialistes qui ont permis de faire passer le traité de Lisbonne sans référendum en France.

Une nouvelle fois il sera prouvé que cette Europe là n'est pas l'Europe des citoyens mais seulement celle des élites ivres du libéralisme dont le bilan et les méthodes finiront par enlever à tous la moindre envie d'Europe.

Les Irlandais ne peuvent pas bloquer définitivement le traité de Lisbonne. Mais ils peuvent ridiculiser ses auteurs et leurs méthodes d'enfumage des peuples."



Je vous invite aussi à lire sur le site de PRS le récit que François Delapierre, le délégué général de PRS, fait de sa participation à la campagne pour le Non en Irlande.




29 mai 2008

 

IL y a trois ans le non français, maintenant les Irlandais vont devoir voter !

 

 

Chers amis irlandais,


Je vous remercie de votre aimable invitation et regrette de ne pouvoir être des vôtres aujourd'hui.


J'aurais aimé pouvoir venir débattre avec vous ce 29 mai, trois ans, jours pour jours, après le vote NON de mes concitoyens au référendum sur le projet de constitution européenne et expliquer les raisons qui ont amené des européens convaincus, de gauche, membre du PS français à le refuser.


Nous sommes nombreux, à gauche, en Europe et tout particulièrement en France, à espérer que votre peuple votera NON au référendum sur le projet de traité de Lisbonne et que votre refus permettra  une réorientation profonde de la construction européenne.


D'abord, soyons clairs, ce traité ressemble comme deux gouttes d'eau à la constitution que les peuples français mais aussi néerlandais ont rejetée. Il est présenté différemment, mais le texte est à quelques nuances près identiques, en particulier sur les points majeurs qui avaient justifié  notre NON.


Nous refusons  de consolider une certaine idée  de la construction européenne, qui progressivement s'impose en s'éloignant des intentions des pères fondateurs de l'Europe, à savoir la constitution d'une vaste zone de libre échange, (sans pouvoir politique et sans  arbitrage démocratique, capable de réguler, d'agir sur l'économique, le social, la monnaie) et un espace de concurrence généralisée  qui au lieu d'organiser la solidarité entre les pays, les régions et entre les travailleurs, place comme valeur commune essentielle la  compétition permanente qui oppose les peuples plutôt que de les unir.


Nous n'acceptions pas de durablement installer l'omnipotence de la Banque centrale Européenne, la plus indépendante du monde, qui décide totalement seule de la politique monétaire, si importante pour notre industrie (surtout pour nos exportations) et notre économie. De surcroît nos n'acceptons pas que le mandat donné à la BCE soit quasi essentiellement la lutte contre l'inflation, négligeant complètement  la croissance et l'emploi. Nous voulions  la création d'un gouvernement économique européen capable de peser sur des décisions de la BCE et de mieux coordonner nos politiques au service de la croissance. Rien de tout cela ne s'y retrouve ! C'est même l'inverse !


Rien non plus sur les convergences sociales permettant progressivement une harmonisation, vers le haut, des standards sociaux de bases comme le salaire minimum. Rien contre le dumping social et fiscal au sein de l'Union. Le vote à l'unanimité sur la fiscalité constitue un blocage inacceptable ; Il condamne toute action  pour une juste répartition des richesses à laquelle la gauche est particulièrement attachée. Cette dissymétrie entre la reconnaissance du dogme de la « concurrence libre et non faussée » posée comme un  principe intangible et le refus de tout outil de régulation et de répartition  nous prépare un avenir inquiétant avec un accroissement des inégalités et de la pauvreté.


Le texte du traité accroit le libre échangisme sans règle entre l'Union Européenne et le reste du monde en durcissant dans un sens encore ultralibéral le traité de Rome. Il est ajouté (article 10A) au texte initial du traité à la fin de la phrase « l'union contribue à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements directs ainsi qu'à la réduction des barrières douanières » le mot  et « autres » ce qui revient à priver l'union de la possibilité de conditionner ses échanges au respect de normes environnementales sou sociales rigoureuses. Chacun voit bien, en particulier pour lutter contre le changement climatique ou dans la mise en place de réglementation pour les produits chimiques que cela constitue un frein considérable car sans ces exigences à nos frontières nos entreprises risquent de refuser des réglementations ambitieuses ou de délocaliser !


Même enjeux sur les services publics qui ne sont en rien défendus et risquent de disparaitre au profit de la concurrence généralisée, cela peut même de concerner la santé

 !
Il est clair que ce nouveau traité tourne le dos à toute perspective d'une Europe plus sociale, plus solidaire  et  n'accroit pas réellement la démocratisation des institutions permettant aux citoyens de l'Union de mieux se faire entendre.


Alors les Irlandais ont entre leurs mains la possibilité d'obliger les institutions européennes à repenser notre avenir commun en des termes nouveaux et un Non venu de votre pays exigerait sans doute que, dans nos Etats, la voix puisse à nouveau être donnée aux citoyens. Sinon les mêmes décideurs qui nous imposent depuis des années des choix anti sociaux et bureaucratiques pourront continuer à faire l'Europe sans les peuples et parfois contre eux.


                                          

Marie-Noëlle LIENEMANN

Députée Européenne

Ancienne Ministre
Membre de la direction du Parti Socialiste Français


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Published by Didier HACQUART - dans Traité de Lisbonne