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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 07:06
 


Le gouvernement FILLON attaque tous azimuts, le contrat unique, le service minimum, etc.
 
Jean – Luc MELENCHON nous livre aujourd’hui une réflexion éclairée sur le service minimum.
 
A méditer…
 
DH


LE SERVICE MINIMUM DE MONSIEUR FILLON, par Jean – Luc MELENCHON
 
 
 
 
 

Le premier ministre, monsieur Fillon, a déclaré qu'il laissait au syndicat trois mois pour faire leurs propositions concernant la mise en place du service minimum après quoi il déposerait lui-même un texte de loi si rien ne lui est proposé. Bingo!

 
 
 

C'est fort: il s'agit de demander aux syndicats de proposer eux-mêmes ce qu'ils ont toujours refusé jusqu'à ce jour. S'ils ne le font pas le premier ministre prendra l'opinion à témoin: "Regardez ces gens qui refusent de dialoguer. Ce sont des sectaires qui se moquent de l'intérêt général".

 
 
 

Les gros beaufs branleront du chef compulsivement. Et les bons esprits modernes de la gauche non archaïque (futur sollicités pour faire ministres de gouvernement de droite "sans abandonner ses convictions!") lèveront les yeux au ciel avec des soupirs navrés. Moi, je ne suis pas d'accord avec le service minimum.

 
 
 

Chaque fois que la question a été posée, c'est à dire après chaque victoire électorale de la droite et après chaque grève massive dans les services publics, j'ai remarqué que nous n'étions qu'une poignée d'élus politiques à gauche pour aller braver les partisans du bon sens et de l'ordre tranquille sur les plateau de télé. Apparemment ça s'est su. Je l'ai payé.

 
 
 

Un jour à Orly, j'allais prendre un avion pour Strasbourg (une des lignes les plus pourries de l'aviation civile que l'on peut dorénavant s'épargner en prenant le TGV). Le personnel de piste s'était mis en grève "sauvage". Dès que l'information en a été donnée, c'est à dire après une heure d'attente sans explications, des gens très énervés ont commencé à protester haut et fort. On comprend. Moi même je ne peux pas dire que je nageais dans l'allégresse....Puis quelques excités se sont mis à dire les sottises que vous connaissez sur les "planqués qui se la coulent douce", etc... Puis un ou deux s'en sont pris à moi: "alors vous êtes content ! La voila votre grève! Ah ils sont beaux vos amis " et ainsi de suite. C'est comme si j'avais donné le mot d'ordre de grève.

 
 
 

"Grève sauvage"! Qu'est ce qu'une grève sauvage? Une grève sans préavis. Le préavis est devenu obligatoire sous De Gaulle. L'idée c'était que le préavis donnait un délai pour discuter et régler le problème sans besoin d'aller au conflit ouvert. Supposons que le préavis soit déposé. Dans combien de cas discute-t-on pour éviter le conflit ? Pratiquement jamais. Qui ne veut pas discuter ? L'employeur. Pourquoi ? Pour ne rien céder si c'est possible, en comptant que les salariés n'ont pas les moyens de tenir la grève assez longtemps pour l'obliger à composer. Toute grève est donc un échec dont la responsabilité n'est pas du fait des grévistes. Ce n'est pas facile à expliquer, surtout à ceux qui se sont au moins une fois heurté à un train qui reste à quai à la fin d'une journée de travail crevante ou à ceux qui se sont trouvé coincés dans un de nos riant aéroports à attendre des explications concernant l'annulation de leur vol.

 
 
 

N'empêche. On n'a pas fini d'en parler. La grève est un échec. C'est parce qu'on ne peut faire autrement pour se faire entendre qu'on fait grève. Ce n'est jamais une partie de plaisir pour ceux qui la font: ils y perdent du salaire et vivent un stress d'autant plus grand qu'ils mesurent eux-mêmes l'ampleur de la gène qu'ils provoquent en connaisseurs qu'ils sont d'un service qu'ils font tourner tout le reste du temps..

 
 
 

On n'a pas fini d'en parler! Car le droit de grève est un droit constitutionnel. Et, je le signale, c'est un droit individuel. Donc une liberté individuelle. Quoi qu'en pensent les porteurs de gros sabots la matière est délicate à manier dans ce genre de domaine.

 

On n'a pas fini d'en parler! Car de plus si l'idée parait simple comme un mouvement de menton, elle est cependant assez compliquée à mettre en œuvre.... Voyons ça...

 
 
 

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste